Méthode Aesthésique




Équilibre

Pratiquer la visualisation mentale dans le bien-être pour harmoniser le corps et l’esprit, le physique et le mental

Économie

Rétablir une relation naturelle du corps à la gravité afin de minimiser l'effort superflux

Confort

Rééquilibrer les chaînes musculaires et éliminer leurs tensions grâce à des exercices pratiques de coordinations



Découvrir la méthode

L’AESTHESIE, UNE PRATIQUE POUR VOTRE BIEN-ÊTRE

Du grec Aisthêtikos: "qui a la faculté de sentir", la méthode Aesthésique est principalement une synthèse des travaux de Wilfride Piollet en analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement accompagné d’un travail psychanalytique. Conceptualisée dans les années 2000 par le thérapeute Christophe Duveau-Villéger, la méthode Aesthésique cherche à optimiser les capacités physiques et mentales au travers de nombreuses propositions d'exercices corporels, de coordination, et de ressenti. Cette méthode permet notamment de rétablir l’équilibre des deux axes fondamentaux du corps:

L’AXE VERTICAL
des pieds jusqu'à la tête en passant par la colonne vertébrale. Les pieds touchent le sol et ils envoient les informations recueillies, au système nerveux central qui les intègre. Le système nerveux central répond par un ordre moteur à l'ensemble des muscles profonds du corps, dits muscles de posture, notamment ceux situés contre la colonne vertébrale, pour maintenir le corps dans une position donnée. Ce toucher là correspond à un toucher proprioceptif, intérieur, c'est à dire qu' il aide à «se connaître soi-même».

L'AXE HORIZONTAL
des pieds jusqu'à la tête en passant par la colonne vertébrale. Les pieds touchent le sol et ils envoient les informations recueillies, au système nerveux central qui les intègre. Le système nerveux central répond par un ordre moteur à l'ensemble des muscles profonds du corps, dits muscles de posture, notamment ceux situés contre la colonne vertébrale, pour maintenir le corps dans une position donnée. Ce toucher là correspond à un toucher proprioceptif, intérieur, c'est à dire qu' il aide à «se connaître soi-même».

UN OUTIL D’ART THÉRAPIE

En réunissant l’axe vertical et l’axe horizontal, la Méthode Aesthésique avec l'observation du corps en mouvement, permet de faire sentir corporellement au pratiquant, cette transformation produite par lui-même, quand il s'identifie à de nouvelles perceptions d'un mouvement. Grâce à ce travail de visualisation mentale et de ressenti, le pratiquant rentre en connivence (dans le sens de sa racine latine conivere c'est-à-dire : fermer les yeux) avec « soi-même » pour ouvrir poétiquement son corps à d'autres regards. Il s'éprouve ainsi stabilisé en son ipséité : voilà qui marquera de son sceau indélébile l'authenticité et tout le devenir de l'individu. Cette méthode s'inscrit dans une démarche psychosomatique. Méthode issue de la danse, enseignée aussi dans le cadre d' « Handidanse Nationale » et de l'Université de Nice Sophia-Antipolis, dans le département des arts du spectacle, la Méthode Aesthésique est un véritable outil d' art thérapie.




DEVELOPPER SES SENS ET TROUVER L'ÉQUILIBRE

La Méthode Aesthésique cherche à donner du sens au corps en s’appuyant sur ses sens pour en faire une véritable fabrique de sensorialité. Elle propose une approche du corps pour l’inscrire davantage dans sa corporéité et s’appuie sur la pratique d’exercices de coordination visant le rééquilibrage des chaînes musculaires et l’élimination de leurs tensions. Elle complète cette pratique par un travail de bien-être et de confort visant à diminuer le stress, de la visualisation mentale afin d’harmoniser le corps et l’esprit, le physique et le mental, un travail de perception afin d’enrichir son habitus perceptif et d’améliorer son schéma corporel, l’entraînement bilatéral du cerveau, et le renforcement de son identité gravitaire.

LES EXERCICES PRATIQUES DE LA METHODE

La Méthode Aesthésique est une approche du corps par le mouvement. Cette méthode cherche à renforcer trois lois qui régissent le corps humain : l’équilibre, l’économie et le confort. Son but est de trouver une unité à travers tous les systèmes du corps humain par le biais d’exercices pratiques qui sensibilisent le corps à l'efficacité du mouvement sans tensions inutiles. Écoute, non jugement et bienveillance envers son propre corps sont les trois mots d'ordre de cette méthode. Ne cherchant jamais la performance, l'aesthésie respecte le corps de chacun, et les possibilités physiques s’améliorent à l’insu du pratiquant.


EXERCICES BASIQUES
exercices de coordination et de ressenti de son corps en mouvement. Ils se pratiquent en statique, en dynamique et permettent au corps de développer des capacités d’adaptation posturale et de renforcement de l’équilibre. Chaque basique se pratique de six façons différentes afin d’augmenter la plasticité du corps. Cette pratique des basiques enrichit le corps dans ses capacités de modulation de tonus musculaire, ce qui participe à l’autonomie du corps de l’individu et constitue pour lui un travail de prévention d’éventuelles blessures car le travail durant l’apprentissage des basiques s’axent aussi sur la perception accrue de son corps et le renforcement de la proprioception. En ce sens, la Méthode Aesthésique avec la pratique des basiques présente l’avantage d’être en même temps un travail de préparation et d’échauffement visant à optimiser les capacités des pratiquants, tant sur les plans ostéo-articulaire, neuromusculaire, physiologique que sur le plan de la préparation mentale.

LES APPUIS SUR SON PROPRE CORPS
dans sa technique Wilfride Piollet a développé un travail spécifique du haut du corps et de la ceinture scapulaire que nous reprenons dans la Méthode Aesthésique. Les mains prennent appuis en des points très précis sur le corps ce qui constituent les « appuis du corps ». Grâce à la technique des appuis sur son propre corps le pratiquant développe une grande écoute intérieure ce qui crée un véritable dialogue tonique avec lui-même et avec le sol ce qui donne à voir un corps sensible à l’imperceptible. Dans le toucher et le retour du toucher (je touche et je suis touché) au-delà d’une action musculaire, il y a une perception active, une perception orientée et une perception haptique au niveau profond. Ce travail développe la conscience de soi et de ses propres appuis. Enrichi de ses expériences ressenties et vécues, contrôlées et dirigées de façon autonome et volontaire, l’individu peut révéler plus clairement l’essence de sa personne. Cette ouverture lui permet d’accueillir l’espace au lieu de s’y projeter et de le «ré-offrir» teinté de sa propre affectivité et de son histoire personnelle. Ce travail génère une expression plus intimiste qui enrichit la présence du pratiquant alors ouvert au monde extérieur.

« LES BARRES FLEXIBLES »
durant la séance d’Aesthésie le pratiquant consacre un temps d’observation de différents points du corps en référence à des données anatomiques. A l’aide d’un squelette et de dessins sur un tableau, on explique l’observation que le pratiquant va réaliser. L’observation que réalise le pratiquant entre les deux points de son corps en mouvement est appelé « barre flexible », terme inventé par le poète René Char qui a dédié à Mme Piollet et à son mari M.Guizerix un poème dans lequel se trouve la formule « Rendez-vous sur tes barres flexibles ». Par l’association de ces deux termes antinomiques, le poète fait comprendre que le premier appui est en soi, dans le corps, et que les os sont des barres flexibles. La barre flexible est en étroite relation avec l’imaginaire du corps et c’est le plus grand appui possible. Ce travail se rapproche de la visualisation mentale effectuée dans la préparation mentale des sportifs de haut niveau. « Le travail puissant de l’imagerie mentale sur l’organisation perceptive est souvent exploité avec bénéfice par les enseignants comme facilitateur proprioceptif et moteur (ou ruses de la métaphore comme cheval de Troie pour pénétrer les défenses de l’habitus perceptif). Il s’agit ici d’augmenter la plasticité des médiums perceptifs. »

LES EXERCICES AVEC UNE BALLE
la Méthode Aesthésique affine la conscience de l’axe vertical avec tous les exercices précédemment expliqués. Pour renforcer également l’axe horizontal (ceinture scapulaire et bras), de nombreux exercices de coordinations du membre supérieur sont proposés. Développant une acuité des mobilités de l’omoplate , de la colonne vertébrale, du bras, de la main et de la tête sur le cou, le pratiquant se trouve ainsi plus libre de s’exprimer avec son squelette de la vie de relation. Ces exercices permettent également un travail sur le rythme en engageant le corps dans des combinaisons simples ou complexes. Le travail avec les balles améliore les capacités de chacun à diverses coordinations.

LE RYTHME
basé sur la notion d’entraînement bilatéral du cerveau, une phrase rythmique ou mélodique est mémorisée. Par la suite, on fait circuler dans les différentes parties du corps cette phrase rythmique, en modifiant les coordinations possibles. Ce travail sert d’éveil corporel, en investissant autant le cerveau gauche rythmique, que le cerveau droit mélodique. Allié à un travail de coordination riche en propositions variées, le travail sur le rythme renforce également la notion de plasticité, tout en respectant bien-sûr le temps d’intégration de chaque individu.